Aujourd'hui, au programme de la leçon de vie de Tata Laure, une aparté en dehors du monde littéraire pour plonger dans un monde totalement différent: les geeks.
Pour les novices en la matière, un geek est le terme anglais pour désigner un fana d'informatique et/ou de jeux vidéos et/ou de nouvelles technologies et/ou de trucs du genre.
A la base, le terme de geek désigne juste une personne ultra passionnée et super compétente dans un domaine qui la passionne, mais le terme a été détourné pour désigner (en gros) des mecs qui passent leur vie devant un ordi (voire même plusieurs en même temps, paraît que c'est mieux, moi perso j'vois pas l'intérêt), qui n'ont pas de vie sociale (ou si peu) (ou seulement Twitter et Facebook) (non, c'est pas avoir une vie sociale pour moi).
Eh bien, samedi soir, j'ai eu la chance d'être introduite au sein d'une réserve de cette espèce particulière qu'est le geek, j'ai nommé le gala ESEO 2010.
Alors, pour ceux qui connaissent, je tiens à préciser qu'il n'y a pas QUE des geeks dans cette école, mais bon, je crois qu'on n'est pas à 10 exceptions près. Si?
Donc, je disais, un gala de grande école ça consiste en gros à venir habillé en pingouin, à bouffer des choses miam mioum miam, à danser un peu et à rentrer à la maison (ou à aller en boîte, chacun ses problèmes).
Donc, Tata Laure (moi), munie de sa belle robe de princesse (
vous vous rappelez?), son chéri tout empingouiné (ça se dit pas, mais il faut introduire de nouveaux mots dans la langue française) au bras, est allée à ce fameux gala.
Et, après l'apéro (et le tout petit mininuscule amuse-ta-bouche que j'ai réussi à choper), ben direction la table où nous attendait les vrais geeks de l'école (pas de bol).
Quand je dis "geek", je vous parle des vrais, ceux qui ont sûrement (je suis pas allée vérifier, je ne vais pas pousser l'enquête jusqu'au crade quand même oh!) l'étiquette "100% pur geek d'origine naturelle et bio".
Oui, un geek, c'est bio. Ca ne consomme pas beaucoup, hormis l'électricité qui alimente un de leurs 6 écrans (véridique) et autres gadgets de folie (ou pas). Et ça mange des pizzas (pizzas emballées dans des cartons, si c'est pas le top du bio ça!).
Bon, revenons à mon étude sociologique du geek en société.
Le geek socialise de façon étrange, il essaye d'engager la conversation (ce qui relève déjà du miracle, mais au moins, le geek est poli!), il demande les prénoms et dans son récapitulatif pour voir si il n'a pas oublié comment tu t'appelais, ben ... il oublie déjà ton prénom! Ah ben forcément, si ton prénom c'est pas XHTML2.0, ben il va pas s'en rappeler, Laure c'est pas courant dans les codes de programmation XD
Et en plus, des vraies filles, ça court pas les chambres de geeks.
(Non, je ne suis pas méchante, réaliste seulement)
Le geek est un paradoxe à lui tout seul.
Le mec, il dit qu'il aime pas Apple, mais il a un iPhone. Et il le sort toutes les trois secondes. Faut pas chercher. Qui a dit que le geek était plus simple qu'une fille?
Le geek fait des vannes et des blagues de geeks. Et ça les fait se pisser dessus. Pour de vrai hein!
(Je serai bien en peine de vous en relater, je ne comprends jamais les blagues des geeks, moi, perso une blague avec les mots "racine carrée" et "pi", ça me fait pas mourir de rire, loin de là.)
Ensuite, le geek ne va pas danser, il est rebelle (contre les soirées étudiantes bien sûr, il préfère les soirées pizzas) et est prêt à fonder un BDE (Bureau Des Etudiants) du Club Robot où il va bannir les soirées étudiantes au profit des soirées LAN (soirée réseau où les mecs jouent en ligne, en version résumée et simplifiée) avec un abonnement à Domino's Pizza à l'année (private joke, comprenne qui pourra).
Le geek n'a pas de vie amoureuse (en même temps, sans avoir d'a priori, je vous jure qu'ils peuvent être vraiment flippants quand ils rentrent en contact réel avec une vraie fille, ça fait limite requin, ou piranha), mais le geek peut tomber amoureux (enfin, le terme ne fait pas partie de leur vocabulaire, je traduis l'idée).
En résumé, le geek est un "ouf". Il est unique et si on s'attarde sur son cas un peu plus de 3 secondes (sans pousser le vice jusqu'à passer 1h avec, comme ce fût mon cas...), on peut en rire et trouver que finalement ils sont drôles.
Mais, non merci je ne reprendrai pas du geek, ça ira.
NDLR: Aucun geek n'a été maltraité durant cette étude, ils ont été nourris et bien traités. En prenant congé, j'ai même pu constater qu'ils allaient bien, ils étaient dans l'espace des jeux vidéos... Geek un jour, geek toujours.